Non, nous ne nous laisserons pas DoSoMiser !

Chers disciples,

Les révoltes et autres manifestes contre le DSM fleurissent actuellement de nos cercles freudolacaniens (ex. pour en finir avec le carcan du DSM), véhiculant une résistance qui deviendra bientôt une explosion flamboyante de symptômes et de signifiants. Ce nouvel élan contestataire doit pouvoir bénéficier non seulement de mon soutien mais également de ma participation active. Ainsi, je vous délivre en ce jour qui deviendra sacré ma propre et glorieuse pétition d’extermination :

Françaises, français, le DSM (depuis sa troisième version dénuée de psychanalyse) s’est rapidement révélé le pire ennemi de l’humanité depuis les dinosaures (si, ils étaient là et existent même toujours). Le complot gouvernemental à l’origine de l’exclusion des conceptions freudiennes n’est pas valable puisqu’il n’a pas tenu compte de notre véto psychanalytique sacré. Les dérives fascisantes se sont progressivement dévoilées au fil des révisions successives de l’ouvrage et laissent aujourd’hui entrevoir une cinquième version résolument apocalyptique.

1. L’argument scientifique ne peut réfuter notre vérité

Pourquoi rejeter le Prophète Premier qui avait tout compris ainsi que ses théories lumineuses sous prétexte qu’il aurait menti sur certaines guérisons ou falsifié quelques observations? Pourquoi adopter un langage psychiatrique commun alors que le patrimoine psychanalytique, riche d’une centaines d’associations dissidentes, ne demande qu’à s’exprimer, à remonopoliser au nom de la diversité? Nous savons depuis bien longtemps qu’il est inutile de décortiquer le cerveau pour comprendre son fonctionnement, notamment car l’inconscient est ailleurs. Il se situe en réalité à la base du pénis comme l’atteste une intuition confirmée par les allusions de plusieurs gourous, et se trouve donc absent chez la femme comme nous le suspections depuis fort longtemps. Ce cher Mi-Jean LouKK ne rappelait-il pas récemment que la question du féminin, c’est la question d’une faille, d’une fente, en somme d’un trou? Le DSM n’en a finalement rien retenu et les scientifiques continuent d’inclure des femmes dans leurs études qui s’en trouvent totalement perverties par ce néant. En somme, au lieu de se baser sur un échantillon « démocratique » de psychiatres, l’APA devrait revenir à la raison et nous attribuer les pleins pouvoir sur la rédaction de ce satané DSM!

2. L’argument clinique nous appartient

Le DSM prétexte une clinique qui n’en est pas une, puisqu’elle n’est pas nôtre. Plus de 400 troubles y sont individualisés alors que nous savons bien que l’humanité se divise en deux catégories : l’hystérie et la paranoïa, ou plutôt la névrose et la psychose, amis freudiens. Pourquoi chercher absolument à multiplier les diagnostics? Freud savait déjà que nous sommes tous malades pour avoir osé désirer, refuser de désirer, désirer d’oser refuser ou encore désirer de refuser de désirer le parent de sexe opposé. À ce titre, il est proprement scandaleux que nous n’ayons pas été consultés avant d’ôter l’homosexualité du répertoire de la pathologie mentale, tout comme le fait d’oser considérer les comportements sexuels des Tiger Woods et autres DSK comme pathologiques! Sachez que tous ces effets de mode ne sauraient survivre à la toute-puissance de l’inconscient! Ceci n’est pas de la clinique mais du diagnostic sauvage, un exercice auquel nous, psychanalystes, nous gardons bien de céder en toutes circonstances. Nous savons en revanche écouter, percer la parole du patient et creuser en profondeur, jusqu’à la vérité profonde. Peu importe que cette vérité varie d’un psychanalyste à l’autre puisque nous avons tous notre vérité propre. Nous avons même tous plusieurs vérités, voire encore d’autres vérités derrière les premières. Que les scientifiques en soient bien avisés!

3. Le DSM tue le symptôme donc nous tue

Le jour de l’avènement du DSM V sera celui des machines, des machines qui soigneront d’autres machines pour le profit de la grande machine capitaliste. Nous savons tous que Sarah Connor fut internée abusivement à l’hôpital psychiatrique de Pescadoro par un certain Dr Silberman, grand adepte du DSM. Avons-nous suffisamment tiré la leçon de ce triste épisode de l’histoire durant lequel l’humanité frôla l’extermination? Outre nous protéger de la dictature des machines, la psychanalyse détournait, avant d’être honteusement bannie du DSM, les patients des pseudo-thérapies sectaires. Demandez-vous pourquoi chers disciples! Demandez-vous pourquoi, mais pas trop. La psychanalyse, elle seule, peut empêcher les pharmacobiolos de s’en prendre à nos enfants. Si ceux-ci ne sont pas exterminés dans un avenir proche, ils seront condamnés à la camisole chimique, une camisole que seuls nous, grands de nous, pouvons encore déboutonner. Notre intuition prouve que l’intervention freudolacanienne prévient une évolution que l’on croit trop souvent inéluctable vers la psychose ou la névrose de compétition. L’inconscient et ses gerbes de symptômes ne seront jamais dressés par les comportementalopavloviens, de simplets kinésithérapeutes neuronaux qui n’ont jamais ouvert la moindre Interprétation des Rêves.

En conséquence, je vous invite à signer ma pétition signifiée, à bruler chaque exemplaire du DSM que vous trouverez ainsi qu’à nous rejoindre dans notre culte psychanalytique permanent et résistant (dans le bon sens du terme, celui qui n’est pas antisémite).

Publicités


Catégories :Est-ce car Mouches?, Petits Fions et Laits Très Fermés

Tags:, , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :