Père Cippabony contre-attaque !

Chers disciples,

Ne rompez pas les rangs, la guerre ne fait que commencer et nous la gagnerons à condition de rester solides sur nos lignes, dans nos tranchées. En guise de motivation, je vous livre en ce jour l’analyse critique de père Cippabony qui démonte l’infidèle Michel Onfray au hachoir freudien. Imprégnez-vous de ce discours magistral, de cette leçon d’analyse qui prouve la toute-puissance d’une interprétation freudienne sans limite, à condition d’y croire.

Le genre humain n’aspire qu’à la psychanalyse. Ceux qui en ont probablement le plus besoin sont les récalcitrants. Cette réticence, qui se mue parfois en véritable opposition constitue la preuve formelle du bien-fondé de l’analyse. Qui se refuse à la psychanalyse la désire profondément, voire l’accomplit à son insu de façon sauvage : « Michel Onfray fait sa psychanalyse » sur le modèle de certains psychotiques qui « peuvent faire un travail psychanalytique avec de la pâte à modeler, de la peinture ou de la sculpture », mais en « tripotant le mannequin de Freud » à la manière d’une poupée vaudou.

L’inexactitude des propos d’Onfray, « on s’en fout » puisque « les dire comme il les dit exprime une vérité qui est la sienne ». Le problème est qu’il fait sa psychanalyse sans psychanalyste qui aurait pu « pointer », « interpréter », en somme le remettre dans le droit chemin et rectifier ces inexactitudes avant qu’elles soient consignées dans son livre. Nous n’avons donc aucun problème avec la vérité, à moins que celle-ci ne soit pas la nôtre. Si c’est le cas, elle devient une inexactitude à corriger par l’analyste qui saura au besoin emprunter au côté obscur du comportementalisme.

Père Cippabony reste à mon sens l’un des plus grands maitres du PPDP (persécution projective de diversion par procuration), une arme capitale que chaque disciple guerrier se doit de maitriser. Le détournement cognitif doit s’exercer ainsi : la critique négative de l’œuvre du Prophète Premier ne pouvant prétendre à la légitimité, elle ne peut être proférée qu’à travers une souffrance mentale intense source de haine envers lui. Ce dernier ne peut donc qu’être approuvé ou persécuté. Ce qui compte n’est donc pas le contenu de la critique mais plutôt quel problème le profanateur devrait régler avec son père.

Le freudoblasphème est une « malveillance », un témoignage de « haine » dirigée vers notre père à tous, donc vers son propre père, ce qui témoigne forcément d’un mépris de la loi. La critique de Freud signe la pathologie, et donc le Freudobesoin, qu’il s’agisse de psychose, de sociopathie, de perversion ou de n’importe quelle nevrose incluse dans le DSM.

Le problème n’est pas le plaisir sadique d’Onfray, mais le fait qu’il dispense son savoir sans être soumis à notre censure bienveillante. Il livre ainsi ses pensées impures à un peuple idiot qui n’est pas en mesure de comprendre nos méthodes de domptage du grand inconscient.

Les derniers mots de frère Daniel, remplis de vérité sacré, devraient faire office de prière à chacun de nos offices :

« [Onfray] essaie de faire de la psychanalyse en excrétant sur Freud toute sa rancœur, sa bile et son amertume : il fait une analyse anale ».

Sibony and ivory, live together in perfect harmony, side by side on my piano keyboard, oh lord, why don’t we?

Sibony and Clyde

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Catégories :Blesse-Femme, Cas leçons, Est-ce car Mouches?, Fatwanalyse, Sadicanalyse, Terre à Pies

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3 réponses

  1. Bravo pour cette belle leçon de rhétorique. Les hérétiques n’ont qu’à bien se tenir! Je suis très fier également d’être cité comme infidèle, et de rejoindre ainsi ceux qui auraient besoin d’une bonne analyse pour, éventuellement, aller mieux dans 30 ou 40 ans.
    Bonne continuation.

  2. Votre blog est parfait: pertinent et drolement efficace (le texte sur le DSM est une merveille). C’est la bonne stratégie. Quand aux vidéos des deux bigots patelins elles sont pathétiques !
    Connaissez vous cette histoire (vrai!) d’une psy lacanienne nommée chef d’un service pavillonnaire dont les unités avaient des noms d’arbres. L’une d’elle s’appeleait « les peupliers ». Branle bas de combat pour débaptiser l’endroit dont le nom était une offense humiliante pour les patients: « les peux pliés » !

    • Sachez, Monsieur le généticobiolo, que cette femme est l’une de mes camarades, et que ce nom était avant tout une offense pour elle! Son bichon maltais est effectivement décédé plié entre deux pare-chocs, cela à cause d’un créneau trop appuyé. Ce sont surement des gens comme vous qui surnomment son unité la « branlette espagnole ». Vous devriez avoir honte…

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