Ouech-ouech et nombrilisme

Chers disciples,

Un récent fait clinique me pousse temporairement à délaisser le cognac et les cigares au profit des boissons énergisantes et des cigarettes anisées. J’étais en séance avec l’un de mes adolescents les plus fidèles et lucratifs lorsque celui-ci, suite à une interprétation dont j’ai le secret, m’a renvoyé aussi sec : « ouech m’sieur psychologue, ton signifiant, ça veut rien dire », ceci avant de lâcher un fou rire que je qualifierais de spasmodique et primitif.

J’ai alors immédiatement serré mon amulette freudienne à la recherche du sang-froid libidinal non refoulé dont l’extrême disponibilité m’a permis de raison garder. Après avoir prononcé mon mantra préféré « séance courte! », puis invité la mère du jeune scélérat à pénétrer mon antre, je prononçais l’ultime et inévitable sentence : « Madame, vous avez rendu votre fils gravement malade. Je ne pourrai pas lui offrir le moindre soulagement tant qu’il résistera aussi activement au travail psychanalytique et tant que vous jouirez aussi ostensiblement de ses symptômes. Vous devez immédiatement le faire interner en urgence à l’asile le plus proche et entamer à titre personnel une cure approfondie avec moi, cure que votre mari devra assumer financièrement, il en convient, puisque qu’à ce rythme vous ne pourrez évidemment plus travailler. »

Cette posture courageuse, j’ai pu l’ado-p(é)ter puis la tenir grâce à des connes-naissances primordiales acquises elles-mêmes au gré de mon expérience de de terre-à-p(€)ute, des connes-naissances que je partage dignement avec mes cogourous lacaniens : les frères TalonNike et Jacasse. Ce dernier nous a d’ailleurs offert récemment un divin billet sur les pantalons baissés (« Dessous dessus… sans dessus dessous ») inspiré de l’anorexie recrue-descente chez les tôle-lards, ainsi refroidis par la fonte des graisses.

Suggérer quelque chose de sa sexualité en laissant deviner la forme de ses fesses… Ou en laissant bien voir l’écrin de luxe dans lequel ils pensent ainsi symboliquement mettre en valeur «leurs bijoux de famille»… En ne l’assumant qu’à moitié… C’est bien quelque chose de propre à l’adolescent…

Je vous présenterai pour ma part en ce jour à nouveau béni de nos Dieux, le résultat de mon travail sur le nombrilisme et la quête de castration chez les jeunes hystéro-perverses adolescentes. Certains « voient » en cet exhibitionnisme une simple provocation alors que nous sommes à l’évidence dans une atteinte primitivement psychotique de l’image du corps. Ces jeunes filles exposent en effet aux yeux de tous ce qu’elles considèrent implicitement dans l’extraversion inconsciente comme un véritable hymen de substitution, dans lequel la Vénérable ScatKKlein distinguerait certainement toutes sortes d’excréments d’origine maternelle et autant de projectiles à catapulter sur un père insuffisamment castrateur. Nous constatons d’ailleurs que chez certaines, ce nombril est creux, vidé tel une ampoule rectale collabée alors que chez d’autres, ce nombril est bombé, signifiant la rétention anale à cibler un père déesse-père-aimant absent. D’autres encore affichent sans vergogne quelques fissures délicatement dessinées que je considère beaucoup plus fiables que l’astrologie ou les lignes de la main pour prédire l’avenir œdipien, à condition qu’elles ne soient pas occultées par un bijou d’ornement signant irrél-mais-diablement la phobie du grand tronc.

La preuve inaliénable de la véracité de mes propos réside à nouveau dans un fait majeur d’observation : la persistance de ce phénomène en période hivernale, une saison alors caractérisée par une froideur mercuriale amplement supplantée par les chaleurs hystéroperversohymenales de ces jeunes filles, dont le désir de comblement n’a été suffisamment assouvi ou proscrit par une instance paternelle défaillante, ce malgré la participation non négligeable d’un oncle ou deux. L’aimant-si-passion des femmes n’est donc pas forcément là où on le croit, ni dans le nombrilisme, ni dans la burka.

En vous remerciant, grands Autres et signifiants

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Catégories :Blesse-Femme, Cas leçons, Concis des Rations, Non-Dupe-Elvis, Sadicanalyse

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7 réponses

  1. Bon , d’accord ,j’opte en paire , je laisse un comment taire …

  2. Je cherche déesse-père-aimant à m’abonner à votre blog phallique. Pour le moment je reste bloqué par le souvenir inconscient du pénis paternel dévorant la mousse verte maternelle, sans parler de l’angoisse de la tronc-sonneuse…

  3. On s’en fout des z’A bonnement et des Z’A bonniments Z »ossi ….

  4. Mais de quoi tu parles et à qui tu parles ? …
    Autre quéstion : C’est ta vraie tête sur la photo ? …
    Si oui , alors comment tu fais pour la suporter ? ….
    Quelle horreur ! ….
    Bon courage mon Chou ! ….

    • Vos offenses sur l’apparence resteront vaines, mais révèlent votre moi profond dans le sens de sa reconversion vers le néant. Vous devriez relire vos classiques Madame. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Entamez donc ne serait-ce qu’un embryon de démarche psychanalytique, et vous comprendrez à quel point votre défiance est défaillante!

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