Charianalyse !

Chers disciples,

Répugnante époque que celle que nous vivons! Je ne puis effectuer la moindre recherche freudienne sur Google sans tomber sur une ribambelle d’immondes caricatures diffamo-blasphématoires! Or il ne doit y avoir caricature que celles que nous produisons, dans le plus pur respect du divin inconscient. Le grand Autre social semble avoir abandonné sa mission paternalisante et répressivo-pulsionnelle auprès du petit peuple, et notamment auprès de nos blondes. Non contentes de défier le nom du père, de provoquer ainsi des accès d’autisme et de schizophrénie à leur progéniture, celles-ci semblent désormais banaliser, que dis-je, démocratiser le féminisme et tout ce qu’il contient de plus annihilateur de la cause.

J’en veux pour preuve cette bande dessinée récemment consacrée au plus grand des prophètes. L’objet est l’œuvre de l’une des nôtres, à savoir une femme qui, à force de divanescence, semble avoir fini par accepter sa condition. Or quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je découvris que celle-ci s’était laissée contaminer par quelques odieux profanateurs au point d’évoquer féminisme et cocaïnomanie dans son désormais torche-cul. Dois-je encore rappeler que notre prophète n’a consommé de la cocaïne qu’une seule et unique fois, poussé par une curiosité toute scientifique, qu’il n’a hélas pas trouvé la force de dire non, probablement sur les conseils d’une féministe de l’époque, mais qu’il nous a juré ne jamais avoir recommencé? Je le crois sur parole, de même pour vous. Quand je pense que cette œuvre picturale et bulleuse se destinait à la jeune population avide de rencontrer les bonnes valeurs freudiennes, quel gâchis…

Quant à la cause des femmes, nous l’avons faite nôtre depuis bien longtemps et je me propose de clarifier une bonne « foi » pour toutes la vision freudienne à ce niveau. Il faut savoir en préambule que le prophète exalta ses théories à une époque où les femmes étaient des incapables, des êtres vivants dénués d’inconscient, donc proches de l’animal, destinés uniquement à accueillir la semence, à engrosser, à donner la vie puis à relayer la bonne parole paternelle auprès du glorieux enfant.

La femme telle que nous la connaissons aujourd’hui nait toujours, à son grand malheur, amputée d’un pénis et doit consacrer sa vie à la quête de celui-ci. Nous daignons, notamment en raison des progrès effectués par le sexe faible depuis un siècle, accorder à ces femmes trois trajectoires distinctes, à savoir la bonne et deux autres :

  1. Accepter cette quête de pénis et la poursuivre inlassablement. Il s’agit évidemment de la seule option bénéfique à l’humanité. La femme assume alors son envie irrépressible de pénis et en comblera gaiement tous ses orifices jusqu’au dressage institutionnalisé que restera le mariage. La femme ainsi dirigée vers le tissage et la reproduction redeviendra l’incapable qu’elle a toujours rêvé d’être.
  2. Renoncer à la quête. Ce phénomène peut être le fait d’une angoisse de castration inversée injectée par la mère ou d’un désintérêt global autistico-psychotique là aussi provoquée par une mère qui fait écran au nom du père. La femme se dirige alors irrémédiablement vers une sombre et éternelle frigidité pour se révéler aussi inoffensive qu’inutile au grand Autre.
  3. S’opposer à cette quête. Certaines grognasses semble se consacrer inlassablement à rejeter voire combattre la voie sacré que nous leur offrons. Dans sa forme passive, cette opposition conduit la grognasse vers l’homosexualité, dois-je encore le rappeler une maladie parmi les plus difficiles à soigner, notamment dans sa forme féminine. Dans sa forme active, cette opposition prend la forme du mal du siècle, à savoir le féminisme, un phénomène auquel nous devons être préparés et qu’il convient de combattre de toutes nos forces.

Ces féministes, et les rares hommes castrés que les grognasses parviennent à convaincre, osent encore qualifier de misogyne notre glorieuse discipline. Dans le cas où vous auriez à faire face à de tels blasphémateurs, je vous offre quelques arguments imparables qui leur cloueront le bec une bonne « foi » pour toutes :

  1. Ce n’est pas la faute de Freud si les femmes naissent sans pénis. Ce n’est pas plus de sa faute si ces mêmes femmes sont donc jalouses des hommes et ne peuvent rivaliser avec.
  2. Il existe des femmes psychanalystes. Ceci est donc la preuve que la psychanalyse n’est pas misogyne et qu’elle sert, au contraire, la cause des femmes.
  3. Si les féministes sont en colère après Freud, c’est qu’elles ont tort. Comme nous le disons souvent sous des formes plus ou moins délicates : il n’y a que la vérité qui blesse.
  4. Ce n’est pas Freud qui déteste la femme mais les féministes qui détestent les hommes. Il ne faudrait pas non plus inverser les rôles.

Ces quatre commandements demeureront le socle d’une charianalyse que vous devrez, chers disciples, prononcer, promouvoir et proclamer chez vous aussi bien que dans le voisinage et sur la toile.

Charianalytiquement vôtre,

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Catégories :Blesse-Femme, Cas leçons, Concis des Rations, Pro-Fesse Scie

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3 réponses

  1. Rajoutez moi dans les racailles, Monsieur tolérance…a moins que votre étroitesse d’esprit , je considère que les professeurs d’université comme étant digne d’être cités parmi vos « ennemis ». A moins que seuls les hommes n’aient le droit d’écrire (ça me semble plus proche de votre réalité cela…)
    Je suis marie-jeanne Marti auteur des « Marchands d’illusions » et je pointe dans mon livre toutes les sectes, les mafias et les oligarchies qu’elles soient psys ou non…http://www.priceminister.com/offer/buy/17094222/Marti-Marie-Jeanne-Les-Marchands-D-illusions-Livre.html

    • Si vous pensez qu’un tel recueil puisse intéresser mes disciples, laissez moi me « gausser » la bouche ouverte.
      Vous qui vous prétendez experte en oralité (http://www.coachforleaders.fr), vous n’êtes qu’un simple coach, encore une aberration qui nous vient de l’empire américain.
      Tous ces coachs ne rêvent que d’annihiler l’hégémonie légitime des psychanalystes en France, mais nous résisterons.
      Retournez donc à votre poste initial de standardiste, le seul qui vous permette de vous conduire en femme qui se respecte, et laissez donc la noble tache de l’écriture à ceux qui peuvent l’assumer.

Rétroliens

  1. Humour, caricatures et combats anti-psykk | Autisme Infantile

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