AÏe! AÏe! AÏe! Ça fait mâle…

Chers disciples,

Dans un souci de préservation phallique non symbolique, je me suis vu dans l’obligation non préalable de rendre deux hommages, respectivement aux deux célèbres chefs de meutes de la tribu Autisme Infantile. La première, menaçant clairement par des sous-entendus non actés de prétention saugrenue de me guillotiner le pénis, m’a contraint à raconter comment je suis devenu son otage, et comment elle détient désormais « les moyens de me faire parler » comme on faisait parler certains durant les heures sombres de notre histoire, mais selon une version outrageusement mensongère. La seconde, menaçant de façon tout à fait explicite de me découper le scrotum avec des ciseaux à ongles, m’a contraint à brosser d’elle un tableau angélique, illuminé par la blondeur d’une princesse courage et occultant les ignominies qu’elle peut avoir commise aux yeux du grand inconscient. Mon paquet, au sens golsien du terme, étant désormais en lieu sûr, je me permets de rétablir la vérité, car comme vous le savez, nos propos ne peuvent demeurer dénaturés au risque de provoquer l’apocalypse qui nous pend au nez.

Krav’Maguy à Midi

Chères et mères,

Vous êtes nombreuses à me réclamer la véritable préquelle de l’œuvre de Jean-Marie de Lacan sur Autisme Infantile.

Tout débuta il y a bien longtemps dans une lointaine galaxie, en l’année de grasse d’une matinée printanière d’octobre 2011. Peu avant midi, votre didacticien débutait comme à l’accoutumée sa journée de séances courtes lorsque son attention, flottant sur son agenda de papyrus, s’arrêta sur le nom d’une nouvelle patiente nommée Krav’Maguy à Midi. Celle-ci pénétra dans mon bureau comme une victime de gastro-entérite en mal de sanitaires, pris place sur mon divin divan puis chassa d’un revers de main le soupçon de poussière d’étoile qui y demeurait depuis la dernière et mémorable soirée Lacang-bang qui s’y déroulait la veille. Elle me révéla animer une meute de parents d’enfants psychotiques qui pourraient bénéficier de mes services. D’un air amusé, mais pas autant qu’elle, je lui rétorquai que la détoxification parentale était l’une de mes nombreuses spécialités, qu’il était bien naturel de penser ainsi mais que je doutais que ces parents, si incestueux soient-ils, puissent un jour disposer de ressources suffisantes pour fouler suffisamment mon vénérable divan.

L’hystéro-paranoïaque franchit alors un stade supplémentaire de l’analité en brandissant un long parchemin où figuraient selon elle les noms des patientes avec lesquelles j’aurais fauté. D’un air amusé, mais davantage qu’elle, je lui rétorquai qu’il s’agissait de pratiques courantes instaurées par Jung (avant son odieuse trahison) et Ferenczi et par ailleurs tout à fait avalisées par l’association reconnue d’utilité publique dont je suis à la fois membre et maître. Lorsque je tentai de lui expliquer qu’aucune autre instance ne serait en mesure de me sanctionner en tant que psychanalyste, sonnèrent les douze coups de midi.

Tout se déroula très vite à partir de la douzième sortie du coucou parlant. Ce qui s’apparente à une mutation débuta par une phosphorescence du cuir chevelu et une nouvelle coloration capillaire rougeâtre « au feu » comme disent les anglo-saxons. Lorsque je repris connaissance, j’étais suspendu par le phallus au lustre de mon cabinet, et la fameuse Krav’Maguy, qui me tenait par le gros doigt de pied gauche, exerçait de vigoureuses tractions tout en m’exhortant à obtempérer. Après 72 heures de résistance acharnée, je cédais et acceptais la proposition de celle qui peut se vanter d’avoir causé davantage de fractures du phallus chez les psychanalystes que le nombre de bras cassés par Steven Seagal dans ses films.

Je m’engageais alors à dévoiler à sa horde parentale tous nos secrets : les grands, les petits, les signifiants et les insignifiants. La psychanalyse, ainsi dévoilée, ne devait pas pour autant moins rayonner.

La suite, vous la connaissez. Je suis régulièrement molesté, pour ne pas dire lapidé par elle, Castratrice Bowling et toute son équipe qui, par ailleurs, sous le prétexte fallacieux de la cause de l’enfance psychotique, prend à malin plaisir à pratiquer le piercing de façon compulsive sur mon enveloppe corporelle.

Castratrice Bowling

Rapport no. 666 du maître et gourou Jean-Marie de Lacan au grand Oraclacanien

Grand Oracle,

Cela fait maintenant 6 ans, 6 mois et 6 jours que vous m’avez chargé du cas Bowling, soit autant d’années, de mois et de jours que nous la traquons sans relâche pour ses actions criminelles et terroristes dirigées contre l’empire freudo-lacanien occidental. Il serait indécent de rappeler l’ensemble des faits pour lesquels nous la poursuivons, mais citons en tout de même quelques-uns :

  • Multiples tentatives d’assassinat et autres actes de barbarie à l’égard de la pensée psychanalytique appliquée aux petits psychotiques.
  • Appel à une profanation future du tombeau sacré de la sœur Froncée du Grand Anus.
  • Étalage public via les réseaux sociaux de sa salle des trophées qu’elle se plait à nommer sa « collection de papillons » : il s’agit d’une pièce dont la taille est estimée à plus de 100 m2 et dont les murs sont entièrement recouvert de testicules épinglés auparavant arrachés à des milliers de psychanalystes à coups de mâchoire.
  • Infiltration parmi les tentatrices de l’île de la tentation lacanienne de l’émergence du désir phallique non symbolique et émasculation de l’ensemble des candidats.
  • Incitation à la défécation sur le saint-divan du non moins saint Cardinal Chat-Calin.
  • Promotion sauvage et fascisante de l’ABA auprès des parents d’enfants psychotiques, des parents d’enfants sains, des parents d’enfants à naitre, des parents sans enfants, de leurs ancêtres vivants ou décédés, des ours des Pyrénées, des chiens d’aveugles, des mangoustes, des mantes religieuses, des iguanodons et des abominables hommes des neiges pour ne citer que les êtres parlants.

Toutes nos tentatives de capture ou d’élimination se sont soldées par des échecs retentissants, notamment :

  • L’opération « Quille en Érection » menée par moi-même et mon escouade d’intervention lacanienne : nos jeux de mots et amulettes freudiennes sont restés sans effets et l’ensemble de mes frères d’armes ont péri dans d’atroces souffrances, terrassés par des crachats venimeux puis dévorés par des reptiles inconnus.
  • L’opération « Galápagos » durant laquelle un véritable tir de barrage de boules de bowling a neutralisé nos carapaces missiles, même les rouges à tête chercheuse.
  • L’attentat suicide contre les locaux d’Autisme Infantile, manqué car les locaux concernés n’existaient pas. Appâtée par une mystérieuse peinture représentant la grande Prêtresco nue, et signée des initiales BB, notre bombe humaine qui ne pouvait être désamorcée a irrémédiablement été attirée vers l’un de nos temples qui a malencontreusement fini en cendres.

Nous savons que la dénommée Castratrice Bowling se rendra le mercredi 2 mai à un rassemblement d’hérétiques mené par le blasphémateur Laurent Savard. Nous posterons donc nos équipes d’interventions à toutes les issues.

Cette fois, elle ne nous échappera pas!

Sauvons-nous, sauvez-nous et sauvons-vous chers disciples!

Castrativement vôtre,

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Catégories :Blesse-Femme, Est-ce car Mouches?, Fatwanalyse, Mères Aboient Retord-Boyau, Non-Dupe-Elvis

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