Questions à Franck l’Erasmus

Cher Franck l’Erasmus,

Moi et mes disciples subissons depuis trop longtemps déjà votre harcèlement scientiste autoritaire que nous catégorisons parmi les nombreux prémisses d’un retour des heures sombres de notre histoire. Ces heures sombres, nous ne les connaissons que trop bien, tellement bien que nous prophétisions déjà leur retour il y a plus d’un siècle, à savoir avant même qu’elles ne surviennent une première fois. J’ai assisté à vos sollicitations guess-tapesques du valeureux Don Bernardo du Paquet et de nos vénérables sœurs du CIPPAvrai. Ces questions indécentes, blasphématoires révèlent bien l’intention pour le moins antisémite, pour le mieux génocidaire, et pour l’encore mieux freudolacanoprofanatrices d’exterminer notre pratique millénariste qui rayonnait déjà bien avant que chez vos parents n’émerge le désir du procréationnisme vous concernant. C’est aujourd’hui à notre tour de vous solliciter, mais ce sera avec l’humanisme et le respect de votre singularité qui nous caractérise. Rabattez donc votre toge, sortez la grappe de raisin qui vous remplit la bouche, éloignez ces femelles qui vous chevauchent et crachez donc les pépins ainsi que notre vérité qui ne demande qu’à franchir les barrière trop fortifiées de votre inconscient impur et dépulsionné.

En ce qui concerne la psychanalyse

  1. De quel droit osez vous, ne serait-ce que, d’en parler?
  2. De quelle association d’utilité publique vous réclamez vous?
  3. Avez-vous entamé et poursuivi une analyse personnelle ou collective?
  4. Avez-vous obtenu votre « passe » avant d’oser diriger des recherches au CNRS?
  5. Je ne doute pas que vous sachiez comptez, mais savez vous lire?
  6. Maitrisez vous la « lecture flottante », à savoir la seule façon saine d’aborder les textes sacrés de nos prophètes?
  7. Reconnaissez-vous avoir provoqué une névrose traumatique chez Bernard Golse en le forçant à manger un placenta issu de la délivrance qui aurait selon la rumeur succédé à l’accouchement de la mère d’un sujet « dit » autiste, le tout au cours d’un déjeuner en sa compagnie et où étaient également invitées deux prêtresses de la CIPPA?
  8. Avez-vous poursuivi le « dit » et fuyant Bernard Golse en scandant « Dancing Queen » du groupe ABBA pendant trois longues heures dans les beaux quartiers de Paris suite à ce déjeuner de tous les dangers?
  9. Vous déclariez il y a peu au sujet de Marie-Christine Laznik : « Jusque-là, rien à dire, Mme Laznik est en phrase avec la recherche actuelle ». Êtes-vous dans la quête d’un rapport sexuel avec lalangue et non symbolique avec cette dernière?
  10. Vous profériez par ailleurs et plus récemment : « Les Français ne lisent pas assez les psychanalystes. S’ils les lisaient plus, ils les vénèreraient moins. ». Comment expliquez-vous que chez nous, l’effet soit contraire?
  11. Vous verbiagériez encore et je ne sais plus quand : « la psychanalyse n’a pas le monopole du sur-mesure, tous les psychothérapeutes pratiquent des thérapies personnalisées en fonction des besoins et des caractéristiques du patient ». Êtes-vous scientiologue?
  12. Vous osiez encore blasphémer : « il faut tirer toutes les conséquences d’ambitions aussi modestes, et déclarer très clairement au public que la psychanalyse n’a pas pour but de soigner des troubles mentaux ». Pourquoi refusez-vous obstinément de vous soigner?

En ce qui concerne la Sorcière Scientiste

  1. Avez-vous remarqué à quel point elle représente un danger pour notre liberté d’expression?
  2. Connaissez-vous les risques de sanction vous concernant si vous refusez de la livrer à nos autorités compétentes, avec ses bandes?
  3. Savez-vous que les propos de son documentaire ont été extorqués aux psychanalystes alors que ces derniers étaient sous l’emprise de fortes doses d’alcool, de GHB et qu’elle menaçait parallèlement de tuer un à un tous les membres de leur famille?
  4. A-t-elle déjà usé de telles méthodes avec vous ou d’autres membres de votre collectif de début d’année?
  5. Seriez-vous prêt à vous déguiser en petit chat à poils longs et à servir d’appât au cours de la prochaine opération de capture menée par le Sergent instructeur et didacticien Tuco de la Caña?
  6. Pourriez-vous nous assurer qu’il s’agit d’une vraie rousse en vue d’ajouter ce péché à la liste des charges retenues contre cette sorcière?
  7. En vil scientiste que vous êtes, connaitriez-vous une molécule qui permet la neutralisation de ses pouvoirs maléfiques?
  8. En vue de son transport, pourriez-vous évaluer sa lourdeur phallique selon une échelle qui prendrait pour référence le dernier mois du calendrier freudien de l’après?

En ce qui concerne le scientisme et la thérapie autoritaire

  1. Qu’est-ce donc que ce que vous nommez « recherche » si ce n’est la quête éternelle d’un retour à l’essence première et donc totalitaire d’un dialogue monosyllabique et donc non signifiant avec le grand créateur, ce qui revient plus ou moins indirectement à de la profanation?
  2. Comment pouvez-vous prétendre « chercher » dans la bonne direction si celle-ci ne correspond pas à la piste de l’inconscient freudien ou la langue dans sa fonction la plus symbolique, conformément au troisième cadran lacanien?
  3. Savez-vous qu’un seul de nos cartels découvre davantage en quelques heures que votre scientisme n’en a découvert en plusieurs siècles?
  4. Ne craignez-vous pas qu’à force de chercher des preuves, vous finissiez par prouver votre incompétence?
  5. Vous déclariez en des temps peu lointains : « Il est faux que le cognitivisme conçoive le cerveau comme un ordinateur ». S’agirait-il plutôt d’une tablette tactile, à savoir le nouveau symbole phallique à la mode?
  6. Vous déblatériez quelques lignes plus loin : « l’étude des émotions, de l’attachement, et de l’humeur est un secteur particulièrement dynamique des sciences cognitives ». Pourriez-vous préciser de quelle humeur vous voulez parler : la bile jaune, l’atrabile, la lymphe ou le fluide sanguin?
  7. Au sujet de votre désormais célèbre : « La souffrance psychique n’est ni évaluable, ni mesurable. Mon œil! », je vous répondrais que pour évaluer cette souffrance, il faudrait déjà qu’elle existe. Pouvez-vous réellement prouver que les gens souffrent?
  8. Selon nous, le monde se divise en deux catégories : la névrose, et la psychose (l’état « dit » limite ne faisant pas encore consensus). Êtes-vous en mesure de prouver que nous avons tort sachant que vous faites partie de l’une des deux catégories et que votre réponse peut-être jugée non pertinente car pathologique?
  9. Pour aller plus loin, lorsque vous criez : « les cimetières de la Science sont remplis d’hypothèses qui n’ont pas survécu à la confrontation aux données ». Pensez-vous que cette menace de mort envers les psychanalystes doive rester impunie?
  10. Vous vous déclarez favorable à une agence nationale d’évaluation des psychothérapies (ANEP). Pourquoi ne pas jouer franc jeu et parler de Scientist Squad (SS)?
  11. Que vise votre KOllectif 7 janvier en dehors de faire évoluer l’espèce humaine vers celle des bonobos (dont nous saluons au passage les pratiques sexuelles bien qu’elles ne soient pas à proprement parler : parlantes)?
  12. Que pensez-vous du caractère prophétique du livre du bien nommé Pierre Boulle : La planète des singes? Que pensez-vous de ses diverses adaptations cinématographiques dont nous discuterons bientôt au prochain colloque transatlantique consacré à la prise en charge du sujet « dit » autiste?
  13. Quel compte avez-vous à régler avec vos parents?
  14. Ne craignez-vous pas la damnation ou les flammes de l’enfer que nous vous promettons si vous continuez à nous emmerder?
  15. Avez-vous une bonne assurance vie?
  16. Savez-vous faire cuire un œuf?

Je remercie tous les disciples ayant contribué, de près ou d’encore plus près, à la rédaction de ces questions.

En attente des réponses de l’Empereur scientiste,

Ramussément vôtre,

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Catégories :Blesse-Femme, Est-ce car Mouches?, Fatwanalyse, Petits Fions et Laits Très Fermés, Sorcière Scientiste

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11 réponses

  1. Le public doit savoir, et il n’est point de tabou qui ne saurait perdurer, que Franck Ramus est aussi à l’origine des bégaiement des Maîtres trompés par la sorcière dans Le Mur:
    surpris à plusieurs reprises en train de faire des grimaces derrière la caméra, se faisant passer pour un cadreur stagiaire introduit avec la complicité de l’affreuse harpie roussâtre, il a perverti les échanges et contribué à dénaturer les propos !

    La réalité historique révèle de bien pires méfaits, sournoisement organisés, comme cette mystérieuse drogue pulvérisée en douce au-dessus des assiettes lors des repas diplomatiques…et où tout à coup Madame de Laznik prenait inexplicablement des couleurs, la dévoyant de ses saintes pensées analytiques.

    Parce que ce dangereux personnage ne respecte que sa loi psychopatique totalement opposée aux principes même des progrès de notre humanité, il convient de le traquer sans merci tout comme la sorcière, en ennemi public N°2 !

    C’est bien pour cela que notre Ecole de la Cause Perdue est déclarée d’utilité publique, vu l’ampleur inégalée de notre travail d’assainissement humanitaire permanent.
    Nous menons un travail de fond nous, en écartant sans ménagement tous les indésirables, surtout si ce sont des femmes. Il soutient la pire de toute, et cela est crime imprescriptible.

    LSTD
    Au service du Sergent Instructeur Tuco de la Caña

  2. Par votre incompetence vous avez détruit tellement de famille et de personnes autistes que la psychanalyse et les psychanalystes devrait disparaitre une bonne fois pour toute.
    Vous ne servez à rien d’utile !!!

  3. Bonjour daongam,

    c’est bien pour cela que l’arme de la parodie maniée ici remet à sa place la psychanalyse appliquée à l’autisme: celle de la place d’une caricature,

  4. Bien. On attend la réponse, maintenant!
    Tovaritch Ramus? Où êtes-vous?

  5. Ou Ouououou ? Monsieur Tovaricht Ramous est demandé à l’acceuil au départ de l’ascenceur intrergalactique pour une visite guidée tous frais payés du musée des carapaces autistiques pétrifiééééées…

    Ou Ouououo ?… Monsieur Ramououous !
    Un cadeau vous attend, veuillez cliquer sur l’icône ^&^ qui ouvre les portes du paradis scientiste sans engagement.

    Bon, il va bien finir par venir…on a des surprises pour vous…mais d’abord, veuillez répondre aux questions du Maître.

  6. ils nous font ch… ces obsédés de la vérité scientifique, leurs compulsions pathologiques nous empêchent de somnoler lors de nos analyses… Ces négationnistes de l’Autre va falloir penser à leur ouvrir des camps de rééducation.

  7. Hummm cher Woody,…des « camps de rééducation »…Quel programme alléchant !

    Nous pourrions y appliquer les plus sordides techniques de rééducation comportementalistes à des fins de conversion psychique.

    Pour commencer, ouvrons donc une Ecole de la Cause Patrologique et faisons la reconnaître d’utilité publique. Ainsi nous aurons pour ce magnifique projet un mécène financièrement stable en plus d’être dévoué…

  8. cher Algoriel, leur appliquer les techniques comportementalistes est dangereux, des fois qu’ils arriveraient à poser des comportements opérants modifiant ainsi le comportement des rééducateurs… J’ai mieux que cela : leur faire écouter en boucle une lecture du « Rôle de l’école dans le développement libidinal de l’enfant » de notre chère Mélanie Klein, soit ils deviennent fous à lier, soit ils deviennent des disciples zélés, dans le même genre vous avez également la 3° séance du Séminaire XX de notre Jacques Lacan, que la bénédiction du Saint Phallus soit sur lui…cetains textes de Mamie Dolto ne sont pas mal non plus, il y a aussi, je l’oubliais celle là, de Luce Irigaray « Sujet de la science, sujet sexué » ; Mélanie Klein + Luce Irigaray ne peuvent avoir que deux résultats : soit c’est le suicide de désespoir, soit la conversion totale.

  9. Cher Algoriel, suite
    je vous livre un extrait de notre chère Luce :

    « L’hystérique d’amour n’a pas assez eu. Du moins est-ce son fantasme le plus irréductible. Du désir de sa mère, il s’éprouve comme signifiant marqué du signe de l’incomplétude, voire du rejet. Dérisoire de ne pouvoir soutenir la comparaison avec le signifiant phallique lui-même. L’impuissance, ou l’intolérance abusive, du père législateur laissent la mère à sa démesure, son refus ou son incapacité à symboliser de quelque façon son désir, à l’arrêter à quelque objet, trop peu assurée peut-être du reste qui va choir, lui permettant d’en changer.

    […] Son identité à soi sera donc précaire, et d’ailleurs redoutée. Il ne l’accepte qu’en tant que fragment, facette d’une unité toujours à venir, contestée dès qu’on prétend l’y surprendre en sa totalité. Le sujet pâtit de ce refus, ce morcellement, du signifiant qui aurait à le constituer. Il est toujours à naître, en train de naître, arrêté au temps métaphorique de sa structuration, qu’il recommence encore et encore, s’épuisant à être cet objet idéal enfin assumable parce que conforme à celui qu’il pressent au lieu du désir de l’autre. Entreprise sisyphéenne, car l’autre n’est jamais cet autre premier qui l’a marqué du signe – et chez qui, fantasme et/ou réalité, on devine quelque irréductible insatisfaction.

    La confrontation au miroir a, pour l’hystérique, valeur d’épreuve, celle de son insignifiance. L’image qui, là, se dévoile à lui comme lieu de son unité, il la récuse comme impropre à retenir le regard de l’autre. Sans cesse ébauchée, mais pour être niée, elle inaugure un défilé intarissable d’esquisses, qui parfois se télescopent, mais dont la finition est suspendue à l’obtention d’un morcellement vaincu, d’un rassemblement spatial d’identifications multiples, hétérogènes, unité désirable d’être ajournée et d’ailleurs impossible. Car ces spécularisations, qui se veulent partielles, sont encore labiles, vécues dans l’instant, hors de toute contiguïté temporelle qui en autorise un jour la sommation. […] Que l’image se hasarde à être sujet d’énoncé, ce ne pourra être qu’à la condition d’en laisser la responsabilité à l’autre, signifiée par le point d’interrogation qui, à ponctuer la grimace, le sourire, ou le masque, en révèle la précaire assomption. Jamais réductible à l’ensemble vide, sans risque d’évanescence pour le sujet lui-même, l’autre reste donc le garant immédiat de toute parole comme de tout désir. »

    avec un texte comme cela, vous le lisez en boucle à des hérétiques, je vous assure ça les calme, ou les rend fous !

  10. Oufff…Cher Woody, merci pour votre réponse et ces extraits.
    Ils sont fous ces romains…
    Qu’il m’est difficile d’insuffler un peu de vie dans ces mots…

    Cette lecture me laboure le sillon temporal, m’escagasse les méninges, me fait fumer la crapette et me donne envie d’aller à la chasse aux pigouettes !

    Ces extraits assurément redoutables, telles les ombres portées des catacombes Luceriennes mériteraient d’être essorés tels les draps trempés dans les réservoirs d’encre destinés à l’embaumement des saints klenniens.

    L’épreuve des sensations que les mots provoquent dans mon petit corps de lutin à moitié muté bât son plein…argh…une récréation serait la bienvenue, peut être que Natalia Estragonskaia et Hors Dans-les Gênes accepterons que je fasse un tour de balançoire sur leur boucles d’oreilles ?

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