Plan autisme : la foi n’est pas au rendez-nous

Chers Disciples,

Le dernier prêche de notre Don Bernardo du Paquet publié hier dans le JIM (filiale du JAM) m’appât-raie bien trop inspiré du mien, à part-être ce jour dans quelques minutes plus bas, pour ne pas le ment-ci-au-nez. Si nos deux approches diffèrent par le haut-de-forme, elles se rejoignent dans les bas-fonds.

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La sienne s’effectue selon les principes régressifs de la neuropsychanalyse et consiste à manier avec délicatesse l’art du caprice infantile. Il convient alors de pleurnichouiner auprès du grand Autre, de lui promettre que c’est le vilain scientiste qui a commencé et qu’il refuse de nous donner la main à la pataugeoire. Bien entendu, dès que le grand Autre aura le dos tourné, de cette main tendue ne restera qu’un majeur pointé vers les cieux. Et ainsi de suite…

La mienne s’effectue selon les principes pègressifs de l’approche lacanienne. Il convient alors d’adopter les calembours diversifs et l’hermétisme hautain lorsqu’il s’agit de rendre les comptes que nous n’avons pas à rendre, puis de revenir à un style plus clair et direct lorsqu’il s’agit de pointer les conspirations qui nous entourent ainsi que les dérives apocalyptiques que nous sommes les seuls à savoir anticiper préalablement.

Voici donc ma version sans les épurations qui émergent par « paquets » italiques :

Empire freudolacanien, le dimanche 15 septembre 2013 – Depuis la présentation au printemps dernier du troisième plan autisme par le ministre délégué aux personnes handicapées, la guerre a repris de plus belle entre ceux qui ne jurent que par les méthodes de torture dites éducatives et ceux qui défendent l’utilité des approches psychanalytiques, psychothérapeutiques, humanistes, égalitaires, écologiques, « désintéressées », libidineuses et sexuelles infantiles. Pour nous, le spécialiste de cette psychose infantile complexe, Jean-Marie de Lacan revient sur cette occasion ratée pour le gouvernement de proposer un regard fidèle, rénové et apaisé.

L’autisme a été déclaré grande cause nationale en 2012, et cela n’a rien donné de bon. Différents enjeux, politiques (la gauche préfère désormais le totalitarisme à la psychanalyse), commerciaux (les comportementalo-fachos veulent pirater notre banque : la sécurité sociale) et journalistiques (les médias s’apitoient sur les familles et les patients plus que sur nous) ont fait de cette année 2012 une authentique catastrophe interplanétaire à l’égard de la psychanalyse (dans l’autisme mais pas seulement, jusqu’à l’univers tout entier), à l’égard du soin psychique (puisque nous sommes les seuls à savoir le dispenser) et plus largement à l’égard des sciences humaines (oui c’est encore un synonyme de psychanalyse).

Nous attendions beaucoup de ce troisième plan de la psychose infantile, en espérant qu’il jouerait comme le signal d’un retour à la foi, et à la possibilité de faire travailler ensemble les différents professionnels de notre choix, d’horizons variés (France, Argentine, outre-tombe), qui se consacrent sans relâche à la prise en charge des mères par-delà les mers, et comme ceci depuis longtemps.

Le retour à la foi n’a, hélas, pas eu lieu !

Un vrai-faux changement de couche

En allant présenter mes livres parus aux éditions de l’Inconscient Circulaire et rédigés en lacanancien (« Le dé essaime ce que la déesse aime » et la « JMDLEA-VI« ) à différents interlocuteurs politiques et administratifs, j’avais pourtant eu la faiblesse de croire que le vent anal avait tourné, et que c’en était fini des scientistes et comportementalo-fachos stériles et nuisibles qui ne font que réduire, en miroir et par-delà les nœuds borroméens, les bénéfices de notre gardiennage propres aux enfants autistes eux-mêmes.

Il faut croire que dans ce domaine particulier de l’autisme (mais pas seulement, jusqu’à l’univers tout entier), le changement pour nous permettre de ne pas changer ce qu’on nous demandait de changer n’était pas pour maintenant…

Si on ne mélange pas dans le même pack tous les petits psychotiques (à mère phalliquement lourde, à mère insuffisamment bonne, à mère trop bonne, incestueuse, dépaternisante, psychotique ou dépressive), l’autisme infantile, au sens de sa mère, demeure une pathologie relativement rare, si rare que comme la femme, il n’existe pas. La complexification ou la simplification nosologique ne peuvent que nous desservir et gêner nos recherches qui ont besoin de se faire sur des groupes d’enfants les plus mouillés possible.

Des pets-pète supplémentaires, mais rien de nouveau sur le plat-fond

Le gouvernement semble malheureusement avoir cédé aux imprécations des mauvaises associations de parents (la main au pas nié était la bonne et je reconnais humblement l’avoir créée trop tardivement), car les plus dures et les plus intransigeantes vis-à-vis de nous.

C’est dommage, une occasion précieuse d’apaisement de nous-mêmes a ainsi été gâchée. Certes, ce troisième plan tant attendu, va voir une augmentation des crédits alloués à la question de l’autisme infantile (121 millions d’euros pour le premier plan, 187 pour le deuxième, et 205 pour celui-ci), mais ces dépenses (d’ailleurs dérisoires à l’échelles de nos trains de vie) risquent de ne pas atterrir dans nos temples, là où nous retenons la plupart des sujets dits autistes en nos tâches. En effet, rien n’est dit de la causalité multifactorielle (et non pas seulement à base de nœuds, de rot-de-vélo et de pet-mental) de la psychose infantile (de nature génétique et épigénétique donc maternelle et maternelle), rien n’est dit du traitement multidimensionnel obligé qui découle tout naturellement de cette causalité complexe, et parce que la place des psychothérapies ainsi que des sciences humaines (je ne dis même pas de la « psychanalyse » car j’utilise mes synonymes présentés plus haut) ne se trouve pas une seule fois évoquée tout au long de ce rapport qui devient donc rapidement linéaire, fastidieux et finalement extrêmement plat, même si l’on tient compte des efforts consentis pour ne pas trop nous vexer.

Les enfants autistes méritaient, et méritent nous !

A l’heure ou un dialogue entre neurosciences et psychopathologie (en tant que nouveau synonyme de nous-mêmes) devient enfin possible à condition d’être « analysé » par notre comité de lecture, c’était le moment ou jamais de produire un troisième plan fondé sur le respect et la tolérance que nous pouvons manifester à l’égard de nos ennemis.

Les méthodes qui marchent ont leurs limites, pas les nôtres !

Même au sein de l’empire du mal, les professionnels qui s’autorisent d’eux-mêmes à m’adresser la parole au risque d’être déportés à Guantanamo commencent à se défiler du tout éducatif qui ne peut être qu’un nain qui passe, au même titre que le tout-rééducatif ou le tout-psychothérapique (attention, cette fois il ne s’agit pas d’un synonyme de nous-mêmes).

Tous les jours, des milliers de parents viennent nous trouver ainsi que la foi en nous disant leurs déceptions face aux méthodes éducatives employées de manière force-au-nez et exclusive, c’est à dire sans psychanalyse.

Quel gouvernement aura la force de ne pas céder à la compassion (dont j’ai déjà dit tout le mal que je pensais plus haut avec la presse), de résister à la tentation de choisir d’imposer des modes de prise en charge non psychanalytiques sous prétexte que ça marche, en s’en tenant à veiller à ce que les parents aient le choix partout en France de se laisser guider vers une meilleure absence de choix qui fait notre succès depuis l’époque où les acquis scientifiques impliquait de plier le phallus devant nos lobbying associatifs et pas ceux des autres (qui ne sont même pas reconnus d’utilité publique).

Nous avions espéré que ce serait ce gouvernement là.

Il nous faudra attendre encore, mais les petits psychotiques, eux, resteront dans nos temples et attendront que nos ennemis retrouvent la foi.

Jean-Marie de Lacan

Psychanalyste reconnu de jardin public

Grand gardien du temple moi-peau(grand A)l’air

Guérisseur des mers toxiques

Auteur de la pétition « Violez-là, cette Sophie Robert »

eMail : phalluspensant@roseaupensant.kiss

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Catégories :Concis des Rations, Petits Fions et Laits Très Fermés

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1 réponse

  1. Merci de corriger la coquille dans le titre : Le plan nautisme: ….

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