FAQ : La psychanalyse pour les nuls

Quelle est la différence entre le psychiatre, le psychologue et le psychanalyste ?

Elle relève du fond-d’emmental lorsqu’il s’agit de caractériser l’abordification préalable des faits ou fées-(qui)-nous-mènent vers la souffrance psychique.

Le psychiatre, lorsqu’il n’est pas psychanalyste ou analosympathisant, considère le psychisme humain tel une banale agitation moléculaire qu’il s’acharnera à réprimer sans même tenter d’en saisir toute la signifiance, pour ne pas dire la jouissance. Cette contention, tantôt physique, tantôt chimique, évoquera immanquablement les heures sombres de notre histoire. Troufion à la solde de l’industrie pharmaceutique et muni de son biblique DSM, il consacrera sa vie à diagnostiquer à outrance des maladies pour prescrire en masse toutes sortes de psychotropes. Ni guéri ni soulagé mais tout simplement assommé, l’inconscient malade ne tardera pas à se réveiller dans un état plus piteux encore…

Le psychologue, lorsqu’il n’est pas psychanalyste ou analosympathisant, n’abordera que les aspects les plus superficiels du psychisme de l’être parlant, communs à ceux d’animaux tels que la souris, certains capibaras, la méduse, le rhinocéros, le crocodile ou à la rigueur les primates les moins évolués. Il sera donc apte à donner des conseils d’ordre palliatif ou à dissimuler quelques symptômes embarrassants, mais certainement pas à apaiser de façon durable ou à guérir la souffrance psychique. Lorsque celle-ci refera surface, obligatoirement et sans préavis, ce phénomène sera systématiquement nié par le psychologue concerné, voire même par le patient, tous piégés qu’ils sont par l’ignorance et la mauvaise foi.

Le psychanalyste, lui seul, est en mesure de percevoir l’inconscient, d’en saisir l’étonnant et les à-bouts-tissants, de le dompter, et ainsi de considérer la souffrance psychique dans sa globalité inhérente aux processus qui la gouvernent, un prérequis incontournable à tout espoir d’un dénouement que qu’il soit. Cette faculté extraordinaire lui est transmise par son maître didacticien, lui-même psychanalyste adoubé par son propre maître didacticien, la poule dans l’œuf pondu par la poule remontant jusqu’à l’ancêtre commun : Freud qui parvint de son propre chef étoilé à définir le véritable inconscient, à savoir le sien, avant de le dompter magistralement.

Lorsque le psychiatre, ou le médecin, est ordonné psychanalyste, sa contention physique devient apaisante et humaniste, sa contention chimique devient la défricheuse d’une voie royale vers l’inconscient, quelle que soit la dose employée.

Lorsque le psychologue est ordonné psychanalyste, sa parole devient précieuse et à délivrer avec parcimonie. L’interprétation du rêve, du lapsus, de l’acte manqué devient un enchantement dont le pouvoir thérapeutique n’a pas de limites. Tout achèvement, qu’il s’agisse d’une séance courte ou de l’interruption intempestive d’une prise en charge, devient un acte salvateur, ce quelque soit la forme prise par la souffrance psychique.

Les séances de psychanalyse sont elles remboursées par la sécurité sociale ?

Il ne s’agira de psychanalyse que si l’analysant la paye de sa poche, et en liquide. La possibilité inéluctable et réitérable d’un aménagement sera discutée dans l’anticipatoire préalable de la nécessité d’une prise en compte de la singularité du sujet.

Quel est le prix des séances que vous pratiquez ?

Je mets un point d’orgue encore davantage qu’un point d’honneur à adapter le prix d’une séance aux possibilités du client, ceci à condition que celui-ci puisse reverser la totalité de ses revenus, je parle du net évidemment. Je ne saurais d’ailleurs appliquer le bouclier fiscal qui reste une mesure profondément injuste à ce niveau. Freud lui-même osait rappeler que : quand on veut, on peut.

Quelle est la durée des séances que vous pratiquez ?

La durée des séances n’obéit à aucune autre loi que celle de l’inconscient, qu’il s’agisse de celui de l’analysant ou de l’analysé, et donc, de celle du transfert dans sa forme simple ou contre. Cette dernière recommande en général de faire correspondre la durée au prix de la séance, mais tout est permis en fonction de l’évolution transférentielle, de la survenue d’un lapsus ou de n’importe quel évènement ou non-évènement, dans des conditions plus ou moins strictes de signifiance.

Le premier entretien avec vous est-il gratuit ?

Oui, absolument. Je tiens à honorer cette tradition inaugurée par un Freud que j’imagine à l’époque très inspiré par son revendeur de cocaïne. Malgré tous leurs défauts, ces gens là avaient compris beaucoup de choses… Vous remarquerez que les scientologues nous ont honteusement plagiés en offrant la première audition, mais n’y allez pas! C’est un piège!

À combien de séances dois-je venir par semaine ?

Combien il vous plaira. D’ailleurs, rien n’oblige personne à venir aux séances fixées par l’analyste. La liberté est une valeur fondamentale qui démarque la psychanalyse de tous les soins qui nous rappellent les heures sombres de notre histoire. En revanche toutes les séances fixées par l’analyste devront être réglées.

Quelle sera la durée de mon analyse ?

Celle qui vous plaira, en sachant que, en cas de désir spontané d’interruption non partagé par l’analyste : si celui-ci ne saurait vous réclamer les sommes dues en rapport avec le nombre d’années de divan garanties (ADG) qu’il vous a fixé, il vous informera sur le risque majeur de damnation éternelle lié à cet abandon de cure intempestif.

Dois-je obligatoirement m’allonger sur votre divan ?

Non évidemment, à condition de pouvoir assimiler la nécessité signifiante pour l’analyste de fermer les yeux de façon prolongée durant les séances, ceci afin d’obtenir une qualité de communication optimale entre les deux inconscients concernés.

Dois-je obligatoirement payer en liquide mes séances de psychanalyse ou puis-je payer par chèque ?

Comme il vous plaira, en sachant que le liquide favorisera un inconscient qui coule de source, et accélèrera de ce fait le processus de remaniement divinatoire de la fontaine de jouvence à l’œuvre de la vertu de capacitance à mobiliser les ressources inaliénables à l’issue favorable du dénouement souhaité du déroulement de la cure, si tant est que celle-ci puisse vraiment subvenir au manque de jouissance tant optimisé.

Avez-vous des diplômes ? Que faisiez-vous avant d’être psychanalyste ? Depuis combien de temps êtes-vous psychanalyste ?

J’ai du évidemment m’adapter au système capitaliste mondialisé qui nous gouverne et satisfaire le grand Autre social en obtenant quelques diplômes, mais aucun d’entre eux ne saurait m’aider à psychanalyser comme il se doigt. J’ai donc étudié la médecine dans l’unique but d’y perpétuer la tradition psychanalytique et de lutter contre l’envahissement des TCC. Je suis par ailleurs détenteur d’un diplôme universitaire nord-coréen de méditation karmique antipaludéenne, d’un autre d’homéopathie néogothique contemporaine, et enfin d’une attestation de formation de magnétiseur de lapsus non verbaux. Avant d’être psychanalyste, j’étais père noël pour enfants psychotiques de la rive droite, un métier passionnant que j’ai pourtant abandonné au profit de celui, non moins passionnant, de psychanalyste il y a maintenant près de deux cent cinquante ans.

Puis-je vous faire confiance ?

Vous pouvez, si vous le souhaitez. Cette confiance restera la vôtre et ne pourra être retenue contre moi en aucune circonstance.

Existe-t-il un ordre des psychanalystes ?

Certainement pas puisque le psychanalyste, selon une tradition lacanienne ancestrale, ne s’autorise que de lui-même. Contrôler, surveiller ou encore évaluer les psychanalystes relèverait non seulement de l’imposture mais aussi et surtout des heures sombres de notre histoire. Les différentes écoles et autres congrégations n’existent que dans une optique de rassemblement, de célébration, de rituels ancestraux effectués dans l’amour de Freud et de ses plus fidèles disciples, et aussi pour se démarquer des charlatans grâce au label « reconnu d’utilité publique ».

Faîtes-vous partie d’une association de psychanalystes ?

J’ai dix-huit scissions à mon actif et autant d’associations fondées. La dernière de ces scissions ayant été effectuée avec moi-même, je fais désormais partie de deux associations dont je tairai le nom, ceci pour ne pas y favoriser une affluence ingérable.

Qu’est-ce qu’un charlatan en psychanalyse ?

Un charlatan n’est pas un psychanalyste, à moins qu’il ne soit jungien. Les jungiens sont des illuminés dont les théories sont délirantes et qui refusent toute évaluation de leurs pratiques, un véritable scandale de nos jours…

Qu’est-ce que l’inconscient ?

Il s’agit du noyau dur de l’esprit, volontiers migrateur et insaisissable, qui prend son envol de la base du pénis pour nous gouverner tous. Seul le psychanalyste reste à ce jour en mesure de l’apprivoiser, et, de ce fait, capable de tout expliquer.

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13 réponses

  1. Je vous trouve très catégorique dans vos explications; Je suis psychologue clinicien, psychothérapeute…Et je ne peux pas vous laisser écrire une telle abération au sujet de la psychologie clinique et psychopathologie. Vous devriez faire un tour dans certains cabinets ou même retourner en fac et faire des stages. La psychanalyse est un théorie parmi d’autres, elle peut très bien convenir à certains mais pas à d’autres. Je pense que quand on est à l’écoute de la souffrance humaine, le minimum est d’avoir une certaine ouverture d’esprit sur les autres pratiques. Votre manque de tolérance vis à vis de la psychiatrie, la psychologie….me parait surprenante en 2012. De plus le réglement peut se faire en espèce, en chèque ou en carte bancaire, et cela n’a rien à voir avec l’inconscient, plutôt le porte monnaie du psychanalyste. Et je vous rappelle que les deux seuls diplômes reconnus par l’état sont : celui de psychiatre ( 3 ième cycle de médecine plus spécialisation en psychiatrie) et le diplôme de psychologue clinicien (3 ième cycle de psychologie clinique et pathologique). Cordialement.
    Valérie bergès

    • Hey Valérie, ici il s’agit d’un site parodique, qui entre autres se moque des effets « comment vas tu tau d’poele » chers aux Lacaniens… Déridez vous et cela ira mieux, faites comme nous venez ici pour rire….

  2. Quel bonheur d’apprendre qu’avec la psychanalyse lacanienne « le pouvoir thérapeutique n’a pas de limites ».

    Freud avait trouvé le moyen de se consoler de l’absence de pouvoir thérapeutique.
    Il écrivait à Jung : « Je me dis souvent pour apaiser le conscient : surtout ne pas vouloir guérir, apprendre et gagner de l’argent ! Ce sont les représentations de but conscientes les plus utilisables » (lettre du 21 janvier 1909).

    Mais depuis Lacan et surtout depuis la reprise en main des affaires par JAM, les limites re-culent, tous les espoirs sont permis.

  3. Eh éh comme quoi c’est tellement réaliste que certains s’y perdent encore ! Excellent 😀

  4. Putaing cong ! C’est quoi ce site ? On est venus pour se marrer entre potes, histoire du profiter un peu du séminaire Tuperware de nos moitiés ! On vire les mes de leurs chambres. On squatte leurs ordinateurs. On tape FUQ sur google et on arrive ici. On croyais s’marrer mais que dalle! On n’y comprend rien à vos trucs de fous ! A part pénis et culent, rien à de bon à tirer ici !
    Charlacans! On r’viendra plus !

  5. C’est scandaleux !! Que l’on dorme pendant nos séances, soit! Que l’on empoche un max de tune, soit! mais l’avouer ainsi devant tout le monde c’est inacceptable !!! Vous voulez nous ruiner ???!!!

    • si vous êtes assez bête pour croire aux pouvoirs de la psychanalyse freudo-kleino-lacanienne, eh bien oui ! on veut votre ruine ! c’est la rançon de la bêtise non assumée… Vous verrez quand enfin vous aurez compris que l’argent que vous donnez sert à tout sauf à vous soigner, vous aurez la révélation du désir de l’autre…. votre fric ! et de sa demande…. à s’enrichir sans se fatiguer… Et là vous aurez accès à la réalité et non pas au réel (effet symbolique de signifiants), la réalité bien charnelle… celle qui fait bien mal et qui autrement plus rude que celle construite par le champ symbolique.
      Cela dit si vous êtes cynique, vous deviendrez à votre tour psychanalyste, ne vous en faites pas il y aura toujours une école lacanienne pour vous donner le titre, devenir psycacanien est à la portée du premier venu assez veule pour arriver à tout, prêt à tout pour se dorer la pilule, ça rapporte moins que tradeur, c’est vrai, mais c’est autrement plus relax et en plus les gens croiront que vous êtes un bienfaiteur de l’humanité …. essayez donc de vous faire respecter en tant que tradeur ? psycacanien et tradeur sont l’un comme l’autre des prédateurs, sauf que l’un est respecté, vénéré….

  6. Je la savais bien, comme dans tout psychanalyste : « il y a du génie, là-dessous »! Que les Saintes Ecritures soient bénies, que le Grand Patron nous arrache à notre misère d’incrédules, et que Mélanie Klein nous protège de nos matières fécales, vive le gaz hilarant!

  7. gêne y hal !!(Hal, une commune de Belgique située dans la province du Brabant flamand)
    bras veau!
    ô! ce que je m’amusissi !!

  8. La psychanalyse, si elle se limitait à l’exploration de l’inconscient serait un instrument remarquable. Mais elle est très dépendante du paradigme social. C’est la sa faiblesse qui ouvre les portes à toutes ses dérives, par l’influence (nécessaire certes dans un premier temps) que thérapeute exerce sur le patient.

    Cela veut dire que la psychanalyse est un bonne pratique sans les psychanalystes, bref que la vraie psychanalyse commence quand elle finit. (Comprenne qui comprendra dans cette idéologie qui nous apprend à gérer les dichotomies et les conflits.

  9. oui, génie halal, faut que le mouton souffre non de Dieu !
    J’espère que tous les psychanalystes n’en veulent pas qu’à notre fric mais espèrent aussi, par la cure comme jadis par les curés, nous libérer… de nos souffrances existentielles en allégeant, c’est vrai quelques substances qui nous sont propres, en chipant quelques moyens de subsistance que personnellement je donne, à Alice, ma psy comme je tendais mon pot et mon cako tout chaud à ma maman…heureusement j’avais des frangines (et une mère) un peu moqueuses et me rendis compte (mais peut-être pas très vite)… du ridicule de mes cadeaux !!!
    Quelle bonne idée ce site que je découvre tout juste, je m’y amuse bcp (enfin m’y divertis un peu)… et dix vertis, c’est mieux qu’un con verti, c’est beaucoup plus qu’un nain verti ou qu’un géant vert

  10. Ah oui con sa muse ici, du ce con de gré, Arme Honnie mais attention honni soit qui mâle y pense, bref, on en revient toujours au sexe, sacrebleu, où est le divan que je m’allonge, enfin que j’allonge…

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