S’Endort de Fonzie

« Dans le cas de ce patient qui a perpétué cette idiosyncrasie jusqu’à l’âge adulte, ce dégoût est à interpréter comme un déplacement du dégoût inconscient devant les mains de sa mère. Très jeune, cet enfant avait déjà acquis un savoir sur les relations sexuelles de ses parents, mais celui-ci a du être refoulé pour cause d’incompatibilité avec ses élans de tendresse et le respect qu’il éprouvait pour ses parents. Toutefois, lorsque le matin, sa mère sortait de la chambre à coucher et venait préparer le petit déjeuner avec les mêmes mains qui avaient pu jouer un rôle lors de ces actions réprouvées – peut-être se faisait-elle même embrasser les mains par l’enfant auparavant -, c’est alors que ce qui avait été réprimé se déplaçait pour venir le dégoûter devant l’aspect du petit déjeuner, sans que la véritable cause de cette idiosyncrasie n’effleure à aucun moment la conscience de l’enfant. »

« À partir de l’analyse de rêves et d’associations, j’ai souvent été amené à interpréter la tête de Méduse comme le symbole effrayant de la région génitale féminine, dont la spécificité aurait été déplacé “de bas en haut”. Les nombreux serpents qui s’enroulent autour de la tête, peuvent – selon le principe de la représentation par le contraire – suggérer l’absence du pénis et répéter la terrible impression que produisent sur l’enfant les organes génitaux qui en sont dépourvus (castration). Quant aux yeux de la tête de Méduse, qui suscitent tant d’angoisse et d’effroi, ils sont à interpréter du côté de l’érection. »

« Il en va ainsi de la “sexualisation du monde”. À ce stade, les petits garçons désignent tous les objets longs ou anguleux par la manière puérile avec laquelle ils ont pris l’habitude de nommer leur organe génital, dans chaque trou ils voient volontiers un anus, dans chaque liquide de l’urine et dans chaque matière molle de la matière fécale. Par exemple, lorsque pour la première fois on a montré le cours du Danube à un petit garçon d’environ un an et demi, il s’est écrié : “C’est comme beaucoup de salive !” Un garçon de deux ans appelait tout ce qui pouvait être ouvert, une porte, et entre autres les jambes de ses parents, puisqu’il pouvait également les ouvrir et les fermer (abduction, adduction). Une équivalence semblable s’effectue également entre les organes du corps : sont ainsi équivalents le pénis et la dent, ou l’anus et la bouche ; l’enfant peut également trouver un équivalent au niveau supérieur du corps pour chaque partie affectivement importante de la moitié inférieure du corps. »

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