Vénérable ScatKKlein

Essais de psychanalyse 1921-1945

« Le sadisme atteint son point culminant au cours de la phase qui débute avec le désir sadique-oral de dévorer le sein de la mère (ou la mère elle-même) et qui s’achève à l’avènement du premier stade anal. Pendant cette période, le but principal du sujet est de s’approprier les contenus du corps de la mère et de détruire celle-ci avec toutes les armes dont le sadisme dispose. […] A l’intérieur du corps de la mère, l’enfant s’attend à trouver le pénis du père, des excréments et des enfants, tous ces éléments étant assimilés à des substances comestibles. […] Les excréments sont transformés dans les fantasmes en armes dangereuses : uriner équivaut à découper, poignarder, brûler, noyer, tandis que les matières fécales sont assimilées à des armes ou à des projectiles. »

« Les décorations, comme les félicitations, et comme aussi son bulletin avaient pour lui la signification du pénis, de la puissance sexuelle, que la mère castratrice (sa maitresse d’école) lui rendait » (p. 95)

« Il apparut que, dans le fantasme où il donnait le plein d’essence à une motocyclette, grande ou petite, l’essence représentait ‘l’eau du Pipi’ ou le sperme, qu’il pensait nécessaire pour accomplir le coït ; l’adroit maniement d’une motocyclette, et les nombreuses boucles et courbes qu’il faisait quand il était monté dessus, représentaient l’habileté dans le coït » (p. 126)

« Son antipathie pour les arbres, qui pendant un certain temps prit la forme d’une peur de la forêt, venait en partie d’un fantasme : il craignait qu’un arbre coupé ne tombât sur lui. L’arbre représentait le grand pénis de son père qu’il voulait couper, et par conséquent, qu’il craignait. » (p. 129)

« Il associait, au fait d’être sali avec de l’encre, l’huile et le lait condensé, liquides qui, comme son analyse le montrait, représentaient pour lui le sperme. C’était un mélange de fèces et de sperme qu’il imaginait dans le pénis de la mère aussi bien que dans celui du père » (p. 130)

« Le plaisir qu’il éprouvait primitivement à marcher sur les routes correspondait à son désir de coït avec la mère et ne pouvait donc pas accomplir son œuvre tant que l’angoisse de castration n’était pas dénouée » (p. 131)

« Pour lui, le mot prononcé était identique au mot écrit. Il représentait le pénis ou l’enfant, tandis que le mouvement de la langue et de la plume représentait le coït » (p. 135)

« Grete, qui avait neuf ans, considérait la parole et le chant comme une activité masculine et le mouvement de la langue comme celui du pénis […]. La virgule et le point, comme les pauses qui leur correspondaient dans la parole, signifiaient qu’on était ‘monté et redescendu’ une fois, et que l’on recommençait. Un mot tout seul représentait le pénis, et une phrase la poussée du pénis dans le coït, ainsi que le coït dans son ensemble » (p. 136)

« La parole et le plaisir du mouvement sont toujours libidinalement investis ; cet investissement a le caractère d’un symbolisme génital, il s’effectue grâce aux identifications infantiles du pénis avec le pied, la main, la langue, la tête et le corps, d’où il passe aux activités de ces diverses parties du corps, donnant ainsi à ces activités la signification du coït » (p. 139)

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